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Politiciens, presse, s’il vous plait, ne brûlez pas le pays !
Depuis l’élection de 2000, avec l’avènement de la presse libre, on s’était habitué d’avoir les bonnes tendances d’une élection, quelques heures après les fermetures des bureaux de votes. Alors, on pouvait connaitre le ou les gagnants d’une élection dans la nuit de l’élection. La presse donnait les résultats et les commissions habilités viennent confirmer les résultats, quelques jours plus tard. Mais ce qui s’est passé ce 24 février est un simulacre sans précèdent. Les sénégalais ont assisté aux pires œuvres d’une presse et d’une classe politique vraiment irresponsables. Très confiants de leur presse qui a été toujours impartiale en matière publications de résultats de votes, les sénégalais, devant leur télés ou radios, ont vu deux presses, l’une pour le pouvoir, l’autre pour l’opposition. Chaque presse, en annonçant ses propres tendances selon sa ligne éditoriale, était entrain crée ce qui pourrait être une crise post-électorale. Les deux principaux opposants, en l’occurrence Idrissa Seck et Ousmane Sonko, pour contrer l’autre presse non acquise à leur cause, ripostent très maladroitement en organisant un point de presse, et annoncent, par la même occasion, qu’un deuxième tour est inéluctable. En ce moment même, on peut le dire sans risque de se tromper, les tendances ne pouvaient ni confirmer ou infirmer leurs dires. Quand on pensait que la comédie allait s’arrêter là, c’est le moment choisi par le premier ministre, Boune Dione pour rentrer en jeu et proclamer Macky Sall vainqueur au premier tour avec 57%.Non, vous ne rêvez pas ! Il ne cite ni ses sources ni le pourcentage de dépouillement de ses chiffres. Quelle farce ! Apres, on a vu un déferlement dans les réseaux sociaux avec des déclarations irresponsables qui pourraient attiser la haine et la violence. Les déclarations des politiques et la partialité des medias dans le traitement des résultats de votes ont induit tout le monde en erreur et ont créé un climat tendu, une psychose dans chacun des camps. L’opposition pense qu’il y a deuxième tour et le parti au pouvoir pense qu’il a gagné au premier tour. Donc, le seul responsable de cette situation est la presse et une classe politique irresponsable dans ces moments où la retenue et la responsabilité de tout un chacun sont nécessaires. Le peuple a été manipulé par une presse très partiale.
Saviez-vous qu'il est mathématiquement possible que Macky gagne tous les bureaux de vote du Sénégal et aller au deuxième tour ? Saviez-vous que Macky peut perdre toutes les grandes villes du Sénégal (Dakar, Thiès, Diourbel, Saint Louis, Kaolack, etc.) et gagner l’élection dès le premier tour. Et, ce n’est pas sorcier. Pour la première affirmation, il suffit juste que la somme de l’ensemble des voix de tous les autres candidats soit supérieure à la somme de l’ensemble des voix de Macky ; alors il y a deuxième tour. Pour la deuxième affirmation, il suffit juste que la somme de l’ensemble écarts de voix dans les villes où il a perdu soit inférieure à la somme de l’ensemble des écarts de voix dans les villes où il a gagné ; alors il gagne au premier tour.
Pour gagner une élection présidentielle, le calcul est simple, ce n’est ni de la littérature, ni de la spéculation mais c’est des mathématiques, l’arithmétique pour être plus précis. Il faut avoir 50% des voix + 1 seule voix. Je me répète, il faut avoir 50% des voix + 1 seule et unique voix. Et pour avoir ce chiffre, on fait une seule opération, l’addition. Après, le reste se fait par déduction. Donc, additionnons par bureau, par centre de vote, par localité, par département, par région. Et, le tour est joué. Maintenant, les procès-verbaux signés par les représentants de candidats sont là, donc laissons les commissions habilitées nous annoncer les résultats provisoires. Après, que la volonté populaire librement exprimée soit respectée. Si elle désigne un candidat vainqueur que tout le monde l’accepte et le félicite, si elle dit qu’il y a deuxième tour, les deux premiers se préparent, et que les sénégalais choisissent celui qui va présider la destinée de notre cher pays.
Pour la paix dans ce pays, que les medias et les politiques soient responsables, que les nos guides religieux appellent au calme et la sérénité, que chacun de nous ait de la retenue, et on laisse le processus électoral suivre son cours. Le Sénégal est un et indivisible. Personne n’a le droit ou, j’ose même le dire, personne ne pourrait bruler ce pays.
Vive le Sénégal.
Djim DIOP
Citoyen Sénégalais
