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KM CIty, Notre fierte

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Hommage à ma grand-Mère, Mame Aby.

A cet instant que j’appris votre disparition, une tristesse indescriptible m’envahit et me laissa sans voix, mais je décidai de ne pas vous pleurer, ou du moins vous pleurer intérieurement. Vous étiez mon amie, ma confidente, une référence, un modèle, et cette personne plus qu’importante dans ma vie. Donc, une telle disparition laisse un immense vide dans ma vie, mais vous demeurerez pour toujours dans nos pensées et dans nos cœurs.

Les images et les souvenirs défilent dans ma tête et tous témoignent de la beauté de votre âme et d’une vie accomplie au service de votre famille, des autres et de la religion.

Je me suis rappelé de votre visage si lumineux qui reflète sagesse et sainteté.

J’ai pensé à vos deux uniques fils, Papa Moustapha, qui est une incarnation parfaite de l’amour, de la générosité, du respect et de la considération qu’un fils doit avoir vis à vis de ses parents, et de mon père Eladji Saco Diop qui nous a quitté, il y a quatre ans de cela, et qui avait fait le choix de vivre à vos cotés. Pour lui, nous prions pour le repos de son âme et pour notre Papa Moustapha, nous prions Dieu de lui donner une longue vie et beaucoup de santé.

Je me suis rappelé de votre dévotion religieuse rythmée par les prières obligatoires et surérogatoires et des « Wirds » dans la journée, et pendant la nuit dans votre chambre dont le seul bruit qu’on pouvait entendre était le son provenant des grains de votre chapelet. vous passiez presque toute la nuit à prier ou assise sur votre natte, le chapelet à la main, à se soumettre à votre créateur Allah soubhanallah ou plutôt, comme dirait l'autre, entretenir cette complicité qu’ont les Elus avec leur créateur.

J’ai pensé à tous vos petits enfants de Pape Khaly Niasse à Laye Laye Diop et à vos arrières petits enfants. Beaucoup parmi nous vous considéraient comme leur propre maman. Vous avez assuré l’éducation de beaucoup d’entre nous et forgé nos caractères en nous inculquant de belles valeurs. Vous nous avez donnés tellement d’amour et d’affection. Vous étiez la mère, le père, la protectrice et la guide de tous ceux qui ont grandi auprès de vous. Beaucoup, parmi vos petits enfants, ont appris comment faire les ablutions et les prières avec vous. Et beaucoup d'autres choses.

Je me suis rappelé que vous étiez une bonne musulmane, une tidjane et une disciple de Cheikh Ibrahima Niasse, toute votre vie durant. Avec votre père, vos frères et sœurs et vous même étiez parmi les premiers qui ont répondu à cet appel inhérent à la lumière divine, la Fayda. Vous avez été à Kossi et vous étiez parmi les compagnons de Baye Niasse. Vous êtes de cette génération de disciples qui a été à Kossi. Vous étiez une des pionnières de la Fayda.

J’ai pensé à toute cette famille à Keur Madiabel dont vous étiez un bouclier, une guide, un modèle et une référence. J’ai pensé aux différents enfants de vos frères et sœurs, les petits enfants de Mame Fatou Fam ou de Babou Yacine. Vous les aimiez tant et vous aviez bien pris soin d'eux. J’ai pensé à tous les membres de la famille de Mame Tapha. Vous les aviez tous aimés et aviez pris soin d'eux.

Je me suis rappelé de toutes ces personnes qui venaient de partout pour solliciter une assistance. Vous les accueilliez, les écoutiez et les aidiez quelque soit leur problème. Vous étiez tellement généreuse, Mame Boye.

J’ai pensé à toutes ces familles dont vous assuriez leur dépense quotidienne, ces malades à qui vous achetez leurs médicaments, à ces personnes que vous avez soignées et à ces personnes à qui vous avez offert refuge. Et vous les faisiez dans la discrétion absolue. J’ai pensé à toutes ces personnes que vous avez adoptées. Elles étaient des sœurs et frères adoptifs, des fils adoptifs, des neveux et nièces adoptifs, des petits enfants adoptifs,… pour vous. Votre cœur était si pur.

Je me suis rappelé de comment vous traitiez tous les orphelins que vous rencontriez avec bienveillance et amour. Vous en faisiez presque autant pour les animaux orphelins. Qui ne se rappelle pas de cette brebis appelée «Bayo»? Vous etiez charitable.

J’ai pensé à toutes ces personnes qui sont passées à la maison, cette concession familiale, qui était refuge pour le tout le monde. vous les avez couvées, protégées et vous les avez tous traitées avec égard et respect. Vous étiez une personne juste.

Je me suis rappelé de votre calme olympien en toute circonstance et le fait de ramener tout à Dieu à chaque fois qu’on vous annonçait une mauvaise nouvelle. Je me suis rappelé du pardon que vous accordiez systématiquement à tous ceux qui vous causaient de tort. Vous étiez une vraie croyante.

J’ai pensé à toutes ces personnes et ces familles que vous avez réconciliées par votre sagesse. J’ai pensé à cette femme désespérée ou ce mari désorienté dans son ménage qui venait se plaindre auprès de vous. Aussitôt qu'ils venaient à vous, vous les réconfortâtes, prodiguâtes de conseils avec des mots justes et sages. Vous étiez clairvoyante.

Je me suis rappelé de ce groupe de malvoyants qui psalmodiaient ces beaux poèmes sur le prophète (PSL) tôt le matin chez nous. Vous les offriez de l’argent. Et de ces jeunes « talibés » à qui vous réserviez de la nourriture tous les jours. Vous étiez bienfaisante.

J’ai pensé à Ndeye Rokhy et Ada Diankha qui ont fait le choix de vous accompagner dans votre vieillesse en s’occupant de vous. J'ai pensé à toutes les personnes qui les ont aidées de temps à autres et à ces personnes qui assumaient ce rôle à chaque fois qu’elles étaient à la maison. Et aussi à cet infirmier, Habib, qui était si gentil et doux avec vous. Ils ont été avec vous jusqu'a vos derniers instants. Que Dieu bénisse toutes ces personnes qui ont été là pour vous.

Je me suis rappelé de vous à la mosquée tous les vendredis, ou dans le « Bayal » pour les prières de Tabaski ou de Korité toujours habillée en blanc, votre couleur préférée. Vous etiez si pure.

J’ai pensé à la population de Keur Madiabel, qui vous appelait affectueusement Yaye Aby, Mame Aby, Badiene Aby, Adja, Adja Aby, Abyssata... etc. Ce village dans lequel vous avez vécu, et dont vous avez aimé les habitants. Reciproquement, ils vous ont beaucoup aimée.

Je me suis rappelé des moments de Gamou où vous donniez de l’argent à toute personne qui venait vous voir et qui souhaitait se rendre à Kaolack.

J’ai pensé à Ndeye Rokhy, votre confidente, votre amie qui s’était inscrite dans la continuité et a joué un rôle clé pour maintenir votre œuvre auprès de la famille et des populations. Devenue votre secrétaire particulière, elle a continué à assurer des dépenses quotidiennes pour beaucoup de personnes, à payer les soins de santé pour d'autres, à venir en aide aux nécessiteux. En resumé, faire tout ce que Mame ne pouvait plus faire à cause de la vieillesse. Mais, tout cela était possible grâce à notre Papa Moustapha. Que vous en soyez benis et récompensés par Allah.

Je me suis rappelé de toutes les fois que vous nous (Ndeye Ami, Adja DIOP, Djim Gueye Marianne….etc ) réveilliez les heures deFadjr pour réviser nos leçons, et vous dans l'adoration de notre seigneur.

J’ai pensé à toutes vos amies qui venaient à la maison vous tenir compagnie. Beaucoup d'entre elles ont quitté ce monde. Avec elles, que Firdawsi soit vos demeures éternelles.

J’ai pensé à toutes les personnes que vous avez éduquées entre autres Amy Mbomba, Fatou Gueye qui étaient les filles que vous n'avez pas eues.

J’ai pensé à Ada Diankha, Mame Souna Cissé, Khady Thiam, Ndeye Awa Kébé, Aby Thiam, Ngoné Sadio et  Adja Diankha qui sont les mères de famille de cette maison et cuisinaient pour toute toute la famille. Vous etiez une maman et une conseillère pour elles.

Je me suis rappelé de cette relation spéciale et de cette complicité qu’on avait et tout ce que vous représentiez pour moi. Je me suis rappellé de vos conseils et orientations. Je me rappelle de ces nombreuses fois qu’on discutait dans votre chambre. Je vous écoutais, vous posait de questions. Je m’abreuvais de vos mots pleins de sagesses et d’enseignements. Vous me fasciniez tellement. Je me suis rappelé de ces matins que je vous accompagnais voir votre troupeau de vaches chez Aliou Fall. Je me suis rappelé avoir toujours partagé tous les repas avec vous durant mon enfance et ma jeunesse. Je quittai le domicile familial très tôt, à seulement douze ans, mais nos retrouvailles étaient toujours spéciales quand je revenais à la maison pendant les vacances scolaires.

Grand-mère, merci..

Qu'Allah le tout puissant soit satisfait de vous, vous pardonne et vous accueille dans son Firdawsi. Amine

Ton petit fils Djim DIOP

 

 

 

 

 

 

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