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Entretien : Sergent Thiam, en mission ONU au Mali.

Il fait partie des fils de Keur Madiabel qui représentent dignement leur localité, Pape Momar Thiam est actuellement en mission de maintien de la paix sous la bannière des nations unis au Mali (MINUSMA) comme il l’avait fait 4 ans auparavant au Soudan sous la même bannière (UNAMID), toujours au service de la paix pour un monde meilleur. Il est de l’armée des transmissions qui la passionne et qu’il sert depuis sa spécialisation. Il nous a accordé un entretien exclusif pour nous parler de son parcours, ses missions et de sa vie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sergent Thiam, pouvez vous présentez à nos lecteurs ? 


Je m’appelle Pape Momar Thiam et les intimes m’appellent « Mascotte ». Je suis né le 29 janvier 1984 à Tambacounda. J’ai passé mon enfance à keur Madiabel et ma jeunesse aussi. Je suis marié et père de famille et je suis au grade de sergent dans l’armée sénégalaise.

 Pouvez nous parler un peu de votre enfance ?


J’ai eu une enfance très heureuse au milieu d’une grande famille comme on en voit dans le Saloum. Dans une famille où il y avait papas, tantes, oncles, frères et sœurs, cousins et cousines qui m’ont tous chéri et donné beaucoup d’amour. Comme tous les enfants, j’aimais beaucoup jouer au football dans les rues de mon quartier. J’étais aussi un enfant turbulent et j’ai fais pas mal de bêtises durant mon enfance.


 Pouvez vous nous raconter une bêtise que tu as faite durant cette période? 


(Rires). Quand j’avais 12 ou 13 ans, un jour mon père avait garé sa voiture en y laissant les clés. Comme j’étais un enfant très agité, j’ai mis le contact et j’ai démarré la voiture. J’ai conduit la voiture sur plus d’un kilomètre avec des personnes dedans. Mais ce n’était pas drôle du tout pour mon père qui m’avait grondé et sévèrement puni. J’en rigole toujours. 


Mais les bêtises ne vous ont empêchés de faire des études ?


Pas du tout. Mon père tenait beaucoup à ce que ses enfants soient sérieux dans les études et il a tout fait pour que nos études se passent bien. Donc, il suivait de très prés nos études à l’école et à la maison. Je n’étais pas un élève brillant mais j’étais un bon élève qui avait de bonnes notes au primaire et je passais les niveaux sans problèmes. Mon divorce avec les études résulte de mon incapacité à gérer la crise d’adolescence que je traversais. C’est ainsi que tout s’est écroulé au lycée fermant ainsi une page de ma vie en ouvrant une autre. Donc, j’ai choisi d’aller dans l’armée.


En parlant de l’armée, pouvez nous dire les raisons qui vous ont poussez à emprunter cette voie et pas une autre?


Comme je vous l’ai expliqué, un moment donné, au lycée, j’ai compris que les études n’étaient pas faites pour moi. Donc j’ai voulu faire autre chose pour ne pas jouer avec mon avenir. A l’époque, j’avais pas mal d’amis qui me parlaient de l’armée et qui voulaient l’intégrer. Et comme j’ai toujours été fasciné par les hommes qui portaient les uniformes militaires, cela a facilité les choses. En plus, j’avais un de mes oncles Gormack Thiam connu sous le nom de Vieux Thiam, qui a fait l’armée. Chaque fois qu’il venait en vacances ou de mission, il me fascinait toujours. Toutes ces raisons m’ont poussé à choisir cette voie. Quand j’en ai parlé à mon père, il m’a accordé sa bénédiction. J’ai fais les tests de recrutement et j’ai été admis en septembre 2004. Après, j’ai été incorporé en janvier 2005 dans l’armée sénégalaise. J’ai fais ma formation de FIC (formation initiale du combattant).Apres cette formation on m’a affecte au Bataillon des transmissions. Aujourd’hui, je suis sergent titulaire de deux CAT2(certificat d’aptitudes technique Nr2) qui m’ont permis d’acquérir d’autres responsabilités beaucoup plus intéressantes. 


Pouvez vous nous expliquez  ce métier des transmissions ?


Pour etre bref et retenu dans le cadre du secret professinnel Ce métier consiste à assurer toutes les communications militaires dans les meilleurs conditions de rapidité, de sûreté et efficacité ; en provenances et destinataires des autorites militaires ou civiles. Un travail fastidieux mais tres important . 


On dit souvent qu’être militaire c’est un métier à risque. Que répondez vous cela ?


 C’est vrai qu’on a un métier qui comporte des risques, mais on a la conscience du devoir, ce qui nous permet de surmonter tout cela. Ce n’est pas facile d’assurer et d’assumer l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et leurs biens. C’est un métier exaltant et très noble. D’autant plus que notre armée fait partie des meilleurs en Afrique, nous sommes partout dans monde dans les missions de maintien de la paix et beaucoup d’autres refletant notre professionnalisme et notre engagement pour la paix et la liberte des personnes. Si l’ONU fait appel à nous c’est parce qu’on est bon dans ce que nous faisons.


Vous êtes en mission au Mali, pouvez vous nous en parler de vos activités pendant vos missions?

 
Ma premiere mission c’était au Soudan. Il s’agissait de maintien de la paix sous la bannière des nations unis dans le Darfour ( UNAMID). C’était en 2011 et la mission a durée une année. J’étais dans les transmissions. Alhamdoulilah, la mission s’est très bien passée et elle était une très belle expérience pour moi. Aujourd’hui, je suis en mission au Mali (MINUSMA) et je m’occupe aussi des transmissions pour les opérations dans le cadre de la mission de maintien de la paix et la stabilisation au Mali devolue au bataillon senegalais  a qui L’ONU fait totale confiance par sa professionnalisme et ses reussites.

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Vous avez parlez d’opération, de quoi s’agit il? 


Ce sont des opérations militaires mais je ne peux pas vous en dire plus. je suis tenu par le secret professionnel. 


Comment  vivez  vous les missions loin de vos familles, en dehors du Sénégal ?


C’est vrai que ce n’est pas facile d’être loin des personnes qu’on chérit le plus dans nos vies, à savoir nos familles et nos amis. Mais, c’est la vie de militaire et on a fait le choix d’être des militaires. Comme on est des militaires, on a la conscience du devoir. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on réussit à être en contact avec  eux presque tout le temps. 
Pour ce qui est de l’éducation de nos enfants, nous faisons confiance à nos femmes.

 

Quelle sont vos hobbies dans la vie?

 

Je suis quelqu’un de passionné de football. Pour être honnête, j’étais un grand footballeur avec beaucoup de talent. Ceux qui sont de ma génération ou ceux qui m’ont vu grandir peuvent vous le confirmer. Mais comme nul ne peut échapper à son destin, je n’ai pas pu faire une carrière de footballeur et le destin m’a amené sur un autre chemin. Aujourd’hui, je suis un passionné qui pratique un football amateur dans l’armée ou avec des amis et qui regarde les matchs à la télé. Sinon j’aime aussi jouer au playstation.


En parlant de football, quelle est ton équipe préférée et ton joueur préféré ? 


Mon equipe préférée est le Manchester United et mon joueur préféré, c’est le « Pulga », Lionel Messi.

 

J’imagine que vous avez joué le « Néwetanes »

 

Oui j’ai joué comme attaquant pour l’équipe de mon quartier, GuyGui, en cadets et seniors. Je jouais ailier ou pointe.

 

Quelle est votre plus grande qualité ?


C’est très difficile de parler de soi, mais je dirai ma foi en Dieu en toute circonstance. Je pense que je suis quelqu’un de très croyant. En tout cas j’espère avoir ces qualités. 


Quel est ton principal défaut ? 


Je suis un humain donc je ne peux être parfait donc j’ai beaucoup de défauts. Mais je pense que je suis un peu autoritaire. Cela vient de mon éducation dans l’armée où l’autorité et la discipline sont très importantes. Mais, certainement ma femme et mes amis, qui me connaissent le plus, vous diront d’autres défauts.


 Quel est ton plat préféré ?


Mon plat préféré est le « soupe Kandia» un plat typique sénégalais à base de gombo et de l’huile de palme. c’est un plat que j’aime beaucoup surtout quand c’est préparé par  ma chère épouse. Je profite pour rendre hommage à mon épouse, ma première dame qui est une femme exceptionnelle. Elle est mon amie, ma confidente et ma première supportrice. Elle est à mes cotés comme dans les bons et mauvais moments de ma vie.


En vous entendant parler, on sent que votre femme est importante dans votre équilibre ?


Effectivement, ma femme est  importante dans ma vie. Elle est le roc de ma famille. Je la rend hommage et je la remercie beaucoup pour tout. 


Quelle est ta plus grande fierté ? 


Je me trouve jeune pour être fier des choses que j’ai réalisées dans ma vie parce que j’ai beaucoup d’ambition pour ma carrière et ma famille et le jour où je réaliserai la majorité de toutes ces ambitions, je serai très fier de les avoir accomplis. Cela dit, je suis content de ma vie actuelle et de mes réalisations. Donc, aujourd’hui, je dirai fonder une famille est ma plus grande fierté. Je suis très fier de ma femme et de mes enfants. Dans le cadre de mon travail aussi  je l’aime bien et je me vois parmi les meilleurs .


Si vous aviez quelque chose à demander aux autorités sénégalaises, quelle serait la demande ? 


Je leur demanderais de mieux nous équiper car on a une armée très professionnelle. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’avancées technologiques et scientifiques dans le monde. Donc, il faut être équipé pour faire face aux défis de notre époque comme le terrorisme et le crime organisé qui utilisent des matériels ultra sophistiqués. Et comme notre rôle est de les combattre, on doit être prêt sur tous les plans pour les neutraliser. 


Qui est ton idole ou modèle dans la vie ? 


Cheikh Ibrahima Niasse. 

 

Qui est ta reference aujourd'hui ?

 

Il s'agit de mon père. c'est un bon musulman, pieux, intègre et un modèle pour toute la famille. Il m'a appris à endurer les difficultés et être rigoureux dans la vie.

J’en profite pour rendre hommage aussi à ma mère, Arame Kébé que j’aime beaucoup. Je remercie aussi mes deux tantes Amy Gueye et Arame Lo. Je remercie aussi tous mes frères et sœurs. Je les aime beaucoup.


Votre mot de la fin ?


Permettez moi de vous remercier pour cet interview, j’en suis très honoré. Je remercie ma famille, particulièrement ma chere et tendre épouse, mes amis, mes collègues et supérieurs dans l'armée. Tout ce beau monde m’aide beaucoup dans tous mes projets dans la vie. Aussi, je suis très content de voir qu’un site internet dédié à ma chère commune, Keur Madiabel, existe. Ce site permettra aux personnes comme moi, qui sont loin de Keur Madiabel, de suivre l’actualité la-bas. Je vous encourage et vous souhaite beaucoup de réussite. Encore une fois merci.